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Telex : Six-Fours, avec la tête, avec le coeur...

21/04/2009 - Revue de Presse


Retrouvez l'interview accordée par Jean-Sébastien Vialatte, Député-Maire de Six-Fours les plages et Secrétaire Départemental de l'UMP, au journaliste Jacques Brachet, du journal Telex.


Il a la classe et le charme comme peu de Maires peuvent avoir.
Il parle toujours posément, avec calme et courtoisie et ses discours sont toujours limpides, précis et il est rarement hésitant sur les questions qu’on lui pose. Il connaît sur le bout des doigts ses sujets, ses dossiers et on le prend difficilement en flagrant délit d’ignorance, en ce qui concerne sa ville et son département.
Ce biologiste venu de St-Etienne, est venu s’installer par hasard à Six-Fours :
«C’est mon activité professionnelle qui m’a amené tout à fait par hasard à Six-Fours, que j’ai tout de suite appréciée. Je recherchais une affaire dans le Var qui soit à proximité de Toulon et de Marseille, parce qu’il y avait l’appel de la mer et du soleil et que je trouvais intéressant d’être près de ces deux métropoles».

Quand vous est venu le goût de la politique ?

Assez tôt, car déjà à St-Etienne, j’étais très investi dans ce qui s’appelait alors le RPR. J’ai été longtemps militant, j’ai eu quelques responsabilités, j’ai été secrétaire de circonscription et j’ai même été sur la liste de M. Dubranchet… Ça a été donc tout normalement que, dans les années 88/89, j’ai repris contact avec le RPR. Je suis arrivé en pleines élections municipales. Je me suis rendu compte que la ville était plutôt UDF, j’ai beaucoup observé… Pour me rendre compte que, suite au combat Estève-Babize, duquel Estève est sorti vainqueur, ce dernier avait fait son temps… J’aimais la chose publique, je me suis de plus en plus investi jusqu’à me présenter en 1995.

Après quoi, une fois votre tour investi, vous avez multiplié, sinon des mandats, du moins nombre de responsabilités.

En 1998, la ville et le canton étant superposés, j’ai trouvé légitime d’accepter la place qu’on me proposait au Conseil Général du Var. Après quoi, Arthur Paecht m’a proposé d’être son suppléant et en 2002 les postes ont été intervertis, c’est lui qui est devenu mon suppléant, ce qui s’est renouvelé en 2002 et 2008. J’ai donc abandonné le Conseil Général.

En 2002, vous entrez également à TPM ?

Oui mais là je n’ai eu ni à accepter ni à refuser puisqu’il n’y a pas d’élection dans la mesure où c’est la réunion des 12 maires qui en font partie, Hubert Falco en étant président et chaque maire étant un vice-président.

Et vous voilà entrant de plein pied à l’UMP.

J’étais déjà secrétaire de circonscription à St-Etienne et j’ai effectivement été nommé cette année secrétaire départemental à la suite de M. Giran qui avait démissionné.

Pourquoi encore cette charge ?

Parce qu’on me l’a demandé ! Vous savez, à un moment ou à un autre, on a des idées et pour les imposer il faut être investi. Je trouve donc normal et nécessaire de donner une partie de mon temps à mon parti.

A propos de l’UMP, beaucoup de critiques vous ont été faîtes sur le discours que vous avez prononcé lors de l’inauguration de votre permanence à La Seyne, et sur les propos que vous avez tenus vis-à-vis d’Arthur Paecht.

Je le sais – me dit-il en souriant – et je tiens à dire que j’ai surtout critiqué la gestion des différentes municipalités qui se sont succédées, aussi bien avant qu’après Arthur Paecht… Quand je vois que la ville est criblée de dettes et qu’entre autres, on embauche à tour de bras à la mairie, comment réagir autrement ? Et je l’ai surtout critiqué pour cet abominable hôtel en bord de mer qu’il a laissé construire. En dehors du fait qu’une ville comme La Seyne n’a pas vraiment besoin d’un 3 étoiles (au départ ce devait être un 4 étoiles !), le poser là en obérant la vue sur Toulon, c’est totalement … aberrant. Sans compter que (attendons qu’il soit fini !) architecturalement il n’a pas l’air extraordinaire… Il y avait vraiment d’autres lieux où le construire.

Alors, pourquoi La Seyne ? Avez-vous des vues sur la mairie ?

Il sourit de nouveau : Ne mettons pas la charrue avant les boeufs. Je ne sais pas encore si je ferai un quatrième mandat à Six-Fours, ville que j’affectionne particulièrement. Quant à être maire de La Seyne, ce n’est vraiment pas à l’ordre du jour. Par contre, La Seyne n’a plus pour vocation d’être une municipalité de Gauche et je voudrais qu’elle puisse être reprise par la Droite réunie. Il faut savoir que c’est la deuxième ville du département, qu’avec le nouveau découpage électoral, Ollioules ne fera plus partie de ma circonscription. Il est donc normal et légitime que je m’intéresse à La Seyne, qui devient encore plus déterminante du point de vue électoral… Je suis donc très critique par rapport à ce que La Seyne est devenue, mais je sais qu’il existe des possibilités pour redresser sa situation, même si je ne m’abuse pas et que je sais que ce sera long et difficile.

Revenons à Six-Fours. Nombre de gens se posent une question : Six-Fours va-t-elle se transformer en autoroute ?

Ceux qui se posent la question ne sont pas très au courant, car dès que j’ai été élu en 1995, je me suis tout de suite opposé à ce projet qui consistait à vouloir tracer une route à quatre voies entre La Seyne et Sanary. J’ai tout de suite mis mon veto car je ne voulais justement pas que notre ville soit traversée par un boulevard. J’ai ainsi fait en sorte qu’on puisse mieux circuler, mais en le faisant en toute sécurité, en ralentissant la vitesse afin de donner une libre circulation aux piétons et aux vélos. Il faut savoir que cette avenue est l’une des plus fréquentées du Var et j’avais donc le choix entre des feux partout ou des giratoires. J’ai choisi la seconde solution et même si, aux heures de pointe, il y a un peu plus de ralentissement, il y a moins de dangers et moins de bruit. Et ça, c’est un de mes chevaux de bataille car la première des doléances des Six-Fournais, à 80%, est la vitesse excessive des véhicules et le comportement incivil des conducteurs.

Aujourd’hui, quels sont vos projets immédiats pour Six-Fours ?

Toujours la circulation, puis la création d’un cinéma qui comportera 3 salles (320, 120, 80 places) et le pôle musical avec TPM qui regroupera un auditorium, une salle de musique pour le Conservatoire et une salle de diffusion. Il y a aussi le pont de la Reppe, avec l’aide du Conseil Général, qui est un projet important. Pour ces deux derniers projets, le marché a été lancé pour la maîtrise d’oeuvre. Le projet d’échangeur avance aussi. Durant ces deux mandats quelle est la chose dont vous vous sentez le plus fier ? L’équipement de Bonnegrâce, je pense. Ce lieu a été magnifiquement transformé et lorsqu’on se veut une station balnéaire et résidentielle, il était pour moi indispensable de rénover ce lieu et cette plage que, d’ailleurs, la population s’est très vite appropriée.

Un regret ?

Une chose qui, à mon gré, avance trop lentement : la rénovation des écoles du centre ville qui regroupent une quarantaine de classes et quelque 1200 élèves. C’est très compliqué car pour rénover il faut délocaliser. C’est une opération d’urbanisme urgente, importante et cependant difficile. Mais ça se fera, à plus ou moins longue échéance !

Propos recueillis par Jacques Brachet

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